De la naissance de la notion de patrimoine mondial à la création de l'ICOMOS

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le patrimoine architectural est l'affaire de chaque nation. De cette époque date la plus grande partie des législations des monuments en Europe. Les associations pour la protection des monuments foisonnent sur le plan national mais ne dépassent jamais les frontières. L'internationalisme au plan culturel, tel que nous l'entendons aujourd'hui, est né de la première guerre mondiale, avec la création de la Société des Nations, et surtout de la seconde guerre mondiale, avec la création de l'Organisation des nations unies et celle de l'Unesco.

La conférence internationale d'Athènes (1931) sur la restauration des monuments, organisée par l'Office international des musées, et la charte d'Athènes, rédigée par Le Corbusier à l'occasion de la quatrième assemblée des congrès internationaux d'Architecture moderne (1933) et publiée anonymement en 1941 à Paris, représentent une étape capitale dans l'évolution des idées parce qu'elles reflètent une prise de conscience des professionnels sur le plan international et introduisent pour la première fois la notion de patrimoine international.

La charte de Venise est née de la nécessité de constituer une association de professionnels et de spécialistes de la conservation et de la restauration indépendante de celle des muséologues, l'ICOM. En 1957, à Paris, le premier congrès international des architectes et techniciens des monuments historiques formulait, entre autres, le vœu que les pays ne disposant pas encore d'une organisation gouvernementale de protection des monuments prévoient une structure de tutelle et, au nom de l'UNESCO, que tous les états membres de l'UNESCO adhèrent au Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels, l'ICCROM.

Le deuxième congrès international des architectes et techniciens des monuments historiques qui s'est tenu à Venise en 1964 adopta treize résolutions, la première étant la charte internationale de la restauration, plus connue sous le nom de charte de Venise, la seconde étant la création du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), sur proposition de l'Unesco.

Pour en savoir plus sur l'histoire de l'ICOMOS : Journal Scientifique - 30ème anniversaire de l'ICOMOS

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